Témoignages

Découvrez sur cette page les témoignages de membres des ateliers d’écriture.

9 rue du Hâ. Une pièce blanche qui s’est agrémentée rapidement de quelques objets indispensables : une cafetière, une théière, un chauffage d’appoint. Des petits cartons de différentes couleurs s’alignent, énigmatiques : ils portent des inscriptions du genre exposition, développement, résolution, PdeNR, climax…Les décorations sont venues plus tard, comme des rideaux dans une maison, quand on a fini de s’y installer : un dessin humoristique de ce que nous allons tous devenir, des écrivains un peu fous mais combien productifs. Un tableau blanc qui a trouvé sa place sur un mur (je m’étais habituée à voir Anaël derrière le tableau, posé à même la table, écrire à l’envers, de droite à gauche et par le haut, preuve qu’il est le chef incontesté !). Et tout dernièrement, des tableaux de ville New-Yorkaise (si je veux) avec des bulles qu’il faudra que je prenne le temps d’aller déchiffrer.

Ecrire c’est un petit voyage au cœur de l’inconnu où paissent de joyeux moutons roses et pelucheux et des monstres aux dents pointues qui n’attendent qu’un moment d’inattention pour vous sauter dessus, vous lacérer le visage, fouiller dans vos entrailles et se repaître de votre essence. On l’aura compris, ce n’est pas une ballade bucolique. Les moutons ne sont qu’une façade attractive pour dire « viens petite, te promener dans ce coin » et une fois que vous y êtes, c’est un cauchemar éveillé qui ne prend fin. Et le pire c’est que vous y retournez sans cesse, parce que vous ne pouvez faire autrement que d’y aller.

Ecrire c’est un parcours initiatique qui s’apparenterait à un voyage dans des contrées inconnues. Pas besoin d’aller sur la lune, de contacter des entités extra-terrestres ou creuser la terre pour savoir ce qu’il y a dessous : écrire permet de tout savoir, de tout comprendre et de créer un monde qui vous convient, dans lequel vous évolueriez comme vous le souhaitez, avec qui vous voulez et pour le temps que vous voulez (il y a cent ans ou dans des millénaires, avec un protagoniste sacrément paradoxal qui lutte de toutes ses forces contre un antagoniste et ses propres failles pour un objectif on ne peut plus concret, cela va de soi) sans avoir besoin de revenir, pour s’alimenter ou dormir ou entretenir des relations humaines.

Ecrire ne se fait pas sans souffrance mais pas sans plaisir non plus, et je crois même que l’un ne va pas sans l’autre. C’est ce qui fait le sel de l’écriture, son assaisonnement : le plaisir n’a de valeur que par ce qu’il vous a coûté, de sueur et d’angoisse. Pour écrire, il vaut mieux posséder une capacité de travail titanesque, savoir que ce sera pire demain et s’enthousiasmer de la bataille à venir.

Aller à l’atelier d’Anaël, c’est comme ouvrir la boite de Pandore, à la différence que vous avez un guide qui l’a déjà ouverte avant vous. Il vous ballade, vous tient la main et parfois vous regarde sévèrement pour l’effronterie que vous avez osé commettre. Il donne sans compter son savoir, son temps et son énergie et s’enthousiasme avec vous des progrès que vous avez faits.

Et si aujourd’hui, je peux écrire tous les jours, développer des histoires dont je ne savais même pas qu’elles existaient, tomber, m’écorcher les genoux, me relever et recommencer c’est grâce aux ateliers. Merci Anaël.

Fanny BREMOND, membre depuis juillet 2012

 

Je me suis lancée dans l’aventure de l’atelier d’écriture avec hésitation : qu’allais-je y apprendre ? n’allait-on pas dénaturer ma façon d’écrire ? et étais-je capable d’écrire ? Finalement, ça n’a rien à voir avec ce que j’imaginais : les 3 heures d’atelier du mardi passent à une vitesse folle, alternant notions de théorie et mise en pratique immédiate, tout cela dans une ambiance bienveillante et conviviale ; Grâce aux conseils, à la patience et à la pédagogie extrêmement efficace d’Anaël, j’ai appris énormément et je peux constater aujourd’hui, une progression évidente dans mes écrits.

Catherine, membre depuis octobre 2012

 

Un témoignage sur tes ateliers d’écriture ? Je traduis cela par deux questions :

1 – pourquoi je participe à tes ateliers ? et

2 – est-ce que j’en suis satisfait ?

Pour la deuxième question, c’est fastoche : un double “oui !”
A mon humble avis, c’est suffisant.

Si je dois expliquer pourquoi, c’est une autre histoire…
…et ça me ramène inexorablement à la première question.

Je vais essayer d’être bref.

Pour le 1, je pourrais dire tout simplement : “parce que j’ai envie d’écrire”.
Et basta ! (puisque j’ai déjà répondu à la question 2)

Soyons honnête. Ça me paraît un peu court, même pour un mail.
En effet, j’ai déjà participé à d’autres ateliers d’écriture. Je m’y suis beaucoup amusé, mais j’en ai assez vite fait le tour, et à la longue, j’ai eu le sentiment de perdre mon temps et d’agacer l’animatrice.
Avec Anaël, c’est différent.
“Tout nouveau, tout beau !” Le bonheur de découvrir un univers différent du ron-ron habituel ?

Pas seulement.
Sentiment de découvrir un univers de grande qualité, construit sur des bases solides et professionnelles. Une logique implacable qui me remplit d’admiration (j’ai un diplôme d’ingénieur et je sais de quoi je parle).
Et aussi à la fois une maîtrise technique du sujet et une qualité d’écoute étonnante. Exemple :
Au cours des ateliers, quand Anaël reformule le texte que vient de lui lire un participant : la formulation embrouillée devient claire, les contradictions explosent, les personnages savent ce qu’ils ont à faire au lieu de rester plantés. Et l’auteur aussi.

Bref, de quoi donner un bon coup de pouce à tous ceux qui ont envie de s’exprimer par l’écriture (de fictions, mais pas forcément) et surtout les professionnels qui veulent vivre de leur plume.

Jean-Pierre, membre de l’atelier depuis octobre 2012

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